Mieux vaut tard que jamais... Ma chronique (incendiaire):
« Cette ambitieuse odyssée aux proportions épiques explore les fondements de ce qui constitue l’essence même de notre humanité, ébranlant nos conceptions les plus solidement ancrées. Action, fantaisie, fiction, religion, philosophie, sciences et métaphysique se marient à un niveau encore jamais exploité. Il s’agit d’un véritable hymne à la vie et aux mystères de la Création. »
Quatrième de couverture prometteur hein ? Et, somme toute, je dois l'avouer, je n'ai jamais rien lu comme ça avant… et pourtant, j'en ai lu des livres du même genre... MAIS, oui il en fallait un et un grand en plus, c'est surtout présomptueux...
Alors oui, il y a de bonnes idées... De grandes ambitions, même ! Toutefois, le roman est desservi par beaucoup de petites choses qui pourraient être un détail si elles n'étaient aussi nombreuses.
D'un point de vue formel, d'abord, j'ai rapidement cessé de compter les fautes d'orthographe, de grammaire ou les anglicismes : je vais être dure, mais soit on écrit en français, soit on écrit en anglais, soit on prend un nègre qui écrit à notre place ! Une syntaxe approximative, donc, qui s’associe avec une plume simpliste et souligne un style que l’on aurait aimé plus onirique
Tout ceci dessert une histoire prévisible et manichéenne. C'est simple : on a ici à faire à un joyeux fourre-tout de croyances, de créatures de l'imaginaire religieux ou pas. Bref, un mélange bordélique, à croire que l'auteur a voulu nous monter en un unique roman l'étendue de son imaginaire qu'il a fertile, admettons-le !
Les personnages sont caricaturaux et lisses : on ne s'y attache pas, on ne s'y identifie pas et, bien sûr, leurs soucis et leurs problèmes ne nous atteignent pas... À part peut être le cyborg ! Lui, c'est un personnage que j'ai aimé parce que, finalement, c'était le seul qui possédait des qualités et des faiblesses et son côté lisse était facilement explicable par son état même de cyborg : il ne ressent pas d'émotions, pourquoi nous en donnerait-il ?
Ensuite, l'action ! En fait, c'est le point positif de l'histoire... Un joyeux fourre-tout donc, forcément, de l'action il y en a et ça part dans tous les sens. Un tel rythme, c'est bien mais des descriptions interminables de combat, c'est barbant et soporifique... Mais pour le reste, c'est presque un film hollywoodien à gros budget ! J'aurais même tendance à penser que le roman aurait fait un superbe scénario de série B... Enfin, portée sur grand écran c'est là une œuvre que j'aurais été voir, quoi...
Dans la quatrième de couverture, on nous promet, je cite, « [une exploration] des fondements de ce qui constitue l’essence même de notre humanité, ébranlant nos conceptions les plus solidement ancrées ». De la réflexion donc ! Des points de vue philosophiques et théologiques innovants même ! Bref des heures de tarabiscotage de nos neurones... Oui, ben non... L'auteur nous livre à nouveau un contenu aseptisé qui n'a rien de révolutionnaire ! Au contraire, c'est du réchauffé, de la psychologie de comptoir à servir après avoir déjà bien éclusé...
L'auteur s'essaie aussi à la science et à des explications scientifiques bancales. La vulgarisation est une tentative qu'il est de mon devoir de saluer... Oui mais y a aussi des limites hein… Il faut maîtriser son sujet avant de vouloir le vulgariser.
Bon ben je vais peut-être m'arrêter là... Pour résumer, j'ai eu l'impression d'être un bêta-lecteur d'une œuvre inachevée. Pour moi, il y a du potentiel, mais il n'est pas exploité et est, de plus, desservi par le style et les clichés qui jalonnent le texte. Bref, le fond ne sauve pas la forme et inversement. Personnellement, je suis contente d'avoir pu me faire une idée d'un livre si ambitieusement vendu comme LE livre différent des autres et je remercie l'auteur et le forum des A&M de m'avoir donné cette possibilité. Toutefois, j'ai été terriblement déçue et je n'en lirais pas la suite... Un seul roman comme ça m'aura largement suffi.
« Cette ambitieuse odyssée aux proportions épiques explore les fondements de ce qui constitue l’essence même de notre humanité, ébranlant nos conceptions les plus solidement ancrées. Action, fantaisie, fiction, religion, philosophie, sciences et métaphysique se marient à un niveau encore jamais exploité. Il s’agit d’un véritable hymne à la vie et aux mystères de la Création. »
Quatrième de couverture prometteur hein ? Et, somme toute, je dois l'avouer, je n'ai jamais rien lu comme ça avant… et pourtant, j'en ai lu des livres du même genre... MAIS, oui il en fallait un et un grand en plus, c'est surtout présomptueux...
Alors oui, il y a de bonnes idées... De grandes ambitions, même ! Toutefois, le roman est desservi par beaucoup de petites choses qui pourraient être un détail si elles n'étaient aussi nombreuses.
D'un point de vue formel, d'abord, j'ai rapidement cessé de compter les fautes d'orthographe, de grammaire ou les anglicismes : je vais être dure, mais soit on écrit en français, soit on écrit en anglais, soit on prend un nègre qui écrit à notre place ! Une syntaxe approximative, donc, qui s’associe avec une plume simpliste et souligne un style que l’on aurait aimé plus onirique
Tout ceci dessert une histoire prévisible et manichéenne. C'est simple : on a ici à faire à un joyeux fourre-tout de croyances, de créatures de l'imaginaire religieux ou pas. Bref, un mélange bordélique, à croire que l'auteur a voulu nous monter en un unique roman l'étendue de son imaginaire qu'il a fertile, admettons-le !
Les personnages sont caricaturaux et lisses : on ne s'y attache pas, on ne s'y identifie pas et, bien sûr, leurs soucis et leurs problèmes ne nous atteignent pas... À part peut être le cyborg ! Lui, c'est un personnage que j'ai aimé parce que, finalement, c'était le seul qui possédait des qualités et des faiblesses et son côté lisse était facilement explicable par son état même de cyborg : il ne ressent pas d'émotions, pourquoi nous en donnerait-il ?
Ensuite, l'action ! En fait, c'est le point positif de l'histoire... Un joyeux fourre-tout donc, forcément, de l'action il y en a et ça part dans tous les sens. Un tel rythme, c'est bien mais des descriptions interminables de combat, c'est barbant et soporifique... Mais pour le reste, c'est presque un film hollywoodien à gros budget ! J'aurais même tendance à penser que le roman aurait fait un superbe scénario de série B... Enfin, portée sur grand écran c'est là une œuvre que j'aurais été voir, quoi...
Dans la quatrième de couverture, on nous promet, je cite, « [une exploration] des fondements de ce qui constitue l’essence même de notre humanité, ébranlant nos conceptions les plus solidement ancrées ». De la réflexion donc ! Des points de vue philosophiques et théologiques innovants même ! Bref des heures de tarabiscotage de nos neurones... Oui, ben non... L'auteur nous livre à nouveau un contenu aseptisé qui n'a rien de révolutionnaire ! Au contraire, c'est du réchauffé, de la psychologie de comptoir à servir après avoir déjà bien éclusé...
L'auteur s'essaie aussi à la science et à des explications scientifiques bancales. La vulgarisation est une tentative qu'il est de mon devoir de saluer... Oui mais y a aussi des limites hein… Il faut maîtriser son sujet avant de vouloir le vulgariser.
Bon ben je vais peut-être m'arrêter là... Pour résumer, j'ai eu l'impression d'être un bêta-lecteur d'une œuvre inachevée. Pour moi, il y a du potentiel, mais il n'est pas exploité et est, de plus, desservi par le style et les clichés qui jalonnent le texte. Bref, le fond ne sauve pas la forme et inversement. Personnellement, je suis contente d'avoir pu me faire une idée d'un livre si ambitieusement vendu comme LE livre différent des autres et je remercie l'auteur et le forum des A&M de m'avoir donné cette possibilité. Toutefois, j'ai été terriblement déçue et je n'en lirais pas la suite... Un seul roman comme ça m'aura largement suffi.
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